Les concepts mathématiques et philosophiques dans sa poésie de Nichita Stanescu   Leave a comment

Nichita Stanescu fait un acte de croyance reconnaissant les valeurs de son œuvre « Ptolémée », la beauté du monde, crée dans le poème «  sur la mort de Ptolémée ». Le poète témoigne de l’impacte sur lequel la philosophie platonicienne a eu par-dessus « J’ai été intéressé par les dialogues de Platon, mais je dois avouer qu’ils s’assoient au dessus du  postulats d’Euclide que nous avons couvert tout le temps, que ma formation intellectuelle au cours» insistant sur les influences exercées des principes scientifiques exactes : « Un des livres qui m’a marqué a été Postulats de Euclid, que j’ai lu dans une très vieille édition, les textes traduits du grec, si je m’en souviens bien, que j’avais pris comme des textes de géométrie, je n’avais aucune idée qu’ils exerceraient une fantaisie poétique sur moi plus tard. »  Si les mathématiciens portent de nombreuses controverses sur le dernier point depuis l’antiquité, Nichita Stanescu présente l’art dans plusieurs poèmes : «l’Esprit du haïku » – « … l’univers des cris d’un point / la douleur d’un cercle / autour de lui » dans « Elégie première » du volume « 11 Elégies » – « Il est / intérieur/ parfait, /point intérieur, / bondés / en elle-même / lui-même… », « … mais il est sans frontière, est profondément limité … » et dans « la vie de Ptolémée » en volume «  Laus ptolémaïque »:« Doutez-vous de la ligne droite / tu dois savoir d’abord beaucoup de points / C’est fait … » Il est intéressant de voir comment l’écrivain associée point de l’infini, à d’autres concepts mathématiques importants.

Ni les figures géométriques ne manquent à l’œuvre de Nichita, leur perfection est souvent le motif qui aurait montré au monde entier : « Ca aurait du être des sphères/ mais ça n’a pas était comme ça/ Ca aurait du être des lignes/ mais ça n’a pas était comme ça/ Ca aurait du être un cercle fin/ mais ça n’a pas «était comme ça/… (Chanson – Juste à temps). La liberté de pensée est représentée par ses différentes formes et degrés par le triangle ou le carré pour assurer la tranquillité de l’esprit: «…la géométrie est calme / arrivé …» (Autobiographie de Belgrade).
Une attention particulière est accordée à des figures géométriques dans le livre «œuvres imparfaites », des poèmes entiers étant dédiés au cube ou au cercle.

Le poème « La Leçon sur le cube » illustre l’aspiration humaine à l’absolue, matérialisation et ensuite la destruction liée d’une perfection qui est assurée par de la géométrie, mais aussi la couleur pure d’un matériel noble:

On prend une pierre

On la taille avec un ciseau de sang,

On la polit avec l’œil d’Homère

On la racle avec des rayons

On embrasse ensuite plusieurs fois le cubeJusqu’à ce que le cube.

Avec sa bouche, avec la bouche des autres

Et surtout avec la bouche de l’infante.

Après quoi on prend un marteau

Avec lequel on écrase vite un angle du cube.

Tous, mais absolument tous diront d’une même voix :

-Quel cube parfait aurait été ce cube

S’il n’avait pas eu ce coin brisé !

Cette poésie de Nichita Stanescu qui fait référence aux mathématiques même dans le titre, contient aussi des allusions à la littérature, mythologie. La pierre qui représente aussi l’élément terrestre se transforme à l’aide de l’artiste dans la forme du parfait.

Mais la création implique aussi la lucidité et la finesse d’un écrivain antique comme Homère et l’affection de Pygmalion qui été tombé amoureux de sa propre œuvre. La destruction du cube est une manière subtile d’exprimer l’idée que d’atteindre l’absolu est un moment unique mais éphémère. Le coin brisé est aussi un prétexte pour commencer la méditation sur l’absolu est sur ses formes.

Une autre figure géométrique, le cercle, est présent autant dans le titre d’un valeureux poème que dans ses vers, pour évoquer la figure d’un grand mathématicien Archimède :

« La leçon sur le cercle »

On dessine un cercle sur le sable

Et ensuite, on le coupe en deux,

On le coupe avec le même bâton de noisetier un deux.

Ensuite, on tombe à genoux,

Ensuite, on tombe sur les mains,

Ensuite, on se frappe la tête contre le sable

Et on demande pardon au cercle.

C’est tout.

Ce poème pose le même problème de la perfection mais d’une manière différente ici le cercle, le signe de l’absolu, perd de sa valeur quand il est transposé sur un support matériel mais tellement fin comme le sable.

Le choix du sable est aussi significatif parce que c’est un matériel qui est associé à la fragilité et à la durée limitée.

Les huit vers inégaux dans lesquels est utilisé l’enjambement pour ne pas arrêter le flux des idées poétiques présentent dans un mode différent les mêmes inspirations des sciences humaines vers les connaissances absolues et unitaires. L’obsession de l’unité et de la séparation apparait dans plusieurs créations de cet auteur dans « mathématique poétique », « divisé par deux » et d’autre.

Le grand mathématicien Solomon Marcus a analysé les textes de Nichita Stanescu en attirant l’attention sur le fait que  « les concepts sont soumis à une défiguration sadique des fois, à un flou parfois, mais les situations dans lesquelles le poète retient une seule note essentielle ne manquent pas, pour la transformer en une superbe métaphore ». Les notions de point, ligne, carré, cube, sphère, nombre, se change artistiquement et arrivent à former un autre univers de mot. Ainsi dans le volume « Le grand froid » Nichita Stanescu propose :

« Autre mathématiques »

Nous savons que un fois un fait un

Mais une licorne ou une poire

On ne sait pas combien ça fait

On sait que cinq moins quatre fait un

Mais un nuage moins un bateau

On ne sait pas combien ça fait

On sait que huit

Divisé par huit fait un

Mais une montagne divisée par une chèvre

On ne sait pas combien ça fait

On sait que un plus un fait deux

Mais toi et moi

On ne sait pas combien on fait. »

Les relations numériques apparaissent ici comme éléments des relations immuables dans lesquelles les sciences humaines ont le même caractère inchangeable « Seulement toi et moi/ multiplié et divisé/ additionné et soustrait/ on ne change pas.. » Mais les équivalents se stabilisent parfois différemment, répondant à la loi de l’imagination poétique. Les éléments du royaume végétal ne sont pas égaux même pas dans les nombres avec les autres univers animal. Le nom du chiffre sept représente sept arbres/ c’est plus grand que/ le nom du chiffre sept représentant sept fourmis ». L’idée d’énumérer est essentielle même dans la notion d’explication de « rien »: « Le rien c’est le nombre/ incalculable et des pleurs » (La lune de trois heure de l’après-midi).

Les concepts mathématiques sont associés dans d’autres poèmes de N.Stanescu « Un universel », les divinités par le syntagme avec les significations métaphoriques « En ton absence, sont nés les chiffres et les dieux ». Les chiffres apparaissent dans la poésie du XIX siècle, chez le grand poète qui a inauguré le langage littéraire. Ils sont utilisés juste des les numérations de certains poèmes que les cinq écrivains et le contenu idéationnel de certain texte comme « Glossa » : «  Le future et le passé/sont comme un fil avec deux faces » ou dans « La lettre I » : « Un est dans tout ; tel que une est dans toute ».

Conclusion :

Les unes des plus anciennes sciences, les mathématiques, restent toujours un domaine plein de provocation non pas seulement pour les chercheurs mais aussi pour les artistes des différents domaines : les sculpteurs, les peintres, et pas dans le dernier cas les écrivains. C’est remarquable le fait que les mêmes formes géométriques comme le cube gagnent de nouvelle significations troublantes chez des artistes comme Constantin Brancusi, Pablo Picasso ou Nichita Stanescu. Les mathématiques sont seulement un autre langage universel comme l’art et ses sens de passe les limites habituelles comme l’âge, la nationalité, le sexe ou la religion.

 Bibliographie :

http://lyriqueroumaine.wordpress.com/2011/08/26/trois-lecons-nichita-stanescu/

http://www.anulmatematicii.ro/articol/eminescu-si-matematica-in-metafora

http://www.poezie.ro/index.php/essay/11819/index.html

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publié mai 24, 2012 par mathsdanslaviequotidienne

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