Mathématiques et littérature ou la rencontre des extrêmes   Leave a comment

    Quel est le lien entre la littérature et les mathématiques.

Depuis toujours, les hommes ont été obsédés par les mots, mais aussi par les chiffres, les proportions et la possibilité de les combiner. Même la littérature roumaine contient cette passion générale humaine, la preuve est qu’il y a autant de texte en prose qu’en vers.

Les formes géométriques, les chiffres, les formules apparaissent chez Liviu Rebreanu, Lucian Blaga, Nichita Stanescu, Ion Barbu, pour mettre en évidence dans un mode inédit, mais adéquat, leur conception artistique.

En faisant référence à ses textes Liviu Rebreanu explique qu’un roman doit être un genre de «  corps sphérique », la sphère étant la perfection. De même « Ion », le roman dédié à la vie rurale de Transylvanie, est construit symétriquement avec les scènes qui correspondent au début et à la fin du livre. Le livre commence est finit avec la description de la route vers le village Pripas. La symétrie est due aussi à la scène de la danse populaire qui correspond à la fête pour la célébration de la nouvelle église.

Le même prosateur est fasciné des nombres et des possibilités. Tout le roman « Ion » est structuré en deux parties et en treize chapitres, le dernier chiffre aillant une signification négative. Ce nombre reflète le destin tragique des personnages : Ion est tué, une punition symbolique pour la mort d’Ana et de son enfant et pour la trahison de George. Le romancier considère plus forte l’implication maléfique de ce nombre inversé, trente et un, qui est illustré par le nombre de chapitre « ciuleandra ». Ici, le nombre illustre le destin malheureux des personnages, la mort et la folie. Mais la préoccupation pour les chiffres est vieille, l’auteur souhaitait réaliser une trilogie dédiée à un village de la Roumanie, mais il a réussi à écrire juste deux parties, « Ion » et « Rascoala ».

Les utilisations des concepts mathématiques dans la littérature apparaissent dans l’entre-deux guerres et dans la poésie, chez des auteurs comme Lucian Blaga ou Ion Barbu. Si ce dernier est également connu par les travaux scientifiques qui illustrent  «l’espace Barbilian », la relation entre la littérature et  les mathématiques est moins évidente chez Blaga. Mais à partir du premier volume « Les poésies de la lumières», le créateur recourt à la suggestion  de parfaite forme circulaire, illustrant ainsi la beauté et la complexité du «Je n’écrase pas la corolle des merveilles du monde ». C’est étonnant mais L.Blaga qui est l’adepte de la connaissance luciférienne (de type poétique) à la défaveur de celle paradisiaque (de type scientifique basée sur la logique et la raison) utilise les implications symboliques des formes géométriques.

Dans le domaine des mathématiques Ion Barbu défini une classe des espaces métriques et il a énoncé quelques uns de ses traits, en étant inspiré par la possibilité de généraliser quelques concepts utilisé depuis un siècle dans la géométrie non euclidienne. Les mathématiques sont présentées dans la poésie barbienne, l’écrivain considère que les deux domaines sont connectés. Ion Barbu vote pour un langage hermétique, codé, considérant que la littérature devrait être réservée juste aux initiés, qui font un effort pour découvrir leur signification.

Même avec les termes de puissantes connotations mathématiques sont utilisées pour célébrer l’art poétique  « à partir de cette heure, déduites …» : «déduit», «seconde», «résumé», «inverse». Ses éléments sont essentiels à la définition de la poésie comme une transfiguration du monde par la conscience poétique, la littérature se rapprochant plus des idées pure platoniciennes, plutôt que la réalité. L’acte du créateur est présenté comme l’expression «Le poète résume », se référant au point imaginaire des idées dans l’espace où appart la littérature.

La passion pour les mathématiques apparait aussi plus tard, dans la génération des années soixante, chez le grand poète Nichita Stanescu. Celui-ci prouve en 1968 l’admiration face au renommé astronome, mathématicien et géographe grec Ptolémée, dans le titre du volume publié « Laus Ptolémée »


publié mai 22, 2012 par mathsdanslaviequotidienne

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